En réponse au message :
Abus sexuels dans l’Eglise : une association d’aide aux victimes créée à Versailles
Bonjour
Le souci des victimes est déjà de pouvoir faire confiance après avoir été trahi(e)s gravement par l’institution cléricale. Et pouvoir être véritablement accompagnées, sécurisées sans redouter des fuites ou des récupérations. A priori, une association avec une parenté directe cléricale, laisse à penser qu’en matière de séparation stricte d’avec le milieu clérical et l’institution, ce n’est déjà pas le cas. Qu’il y a donc un risque de connexion et de lien, bien sûr non dits au départ. Ca pourrait ne pas gêner si nous étions en Suisse dans le diocèse de Fribourg. Et que le dit clergé aurait le parler vrai de Gabriel Ringlet et de Charles Morerod avec des actes forts posés vis à vis des victimes. Mais nous sommes à des années lumière de ce qui s’est fait et se fait encore en Suisse dans ce diocèse. J’ose espérer que la situation évoluera dans cette direction en France. Mais pour le moment, force est de constater que l’esprit de corps clérical domine face à des victimes culpabilisées, diabolisées, ridiculisées et dont certains groupes souhaitent instrumentaliser à leurs profits et la parole et l’image.
Je ne sais pas si vous êtes victime ou accompagnante, mais essayez de comprendre si vous le pouvez qu’une relation de confiance pour se tisser doit garantir, surtout vis à vis de personnes violées, abusées sexuellement, garantir dans les faits, le contexte et la situation, une réelle séparation de lien et de fonctionnement d’avec les violeurs et abuseurs.
Si ce n’est pas le cas, c’est une difficulté majeure. Le milieu versaillais rajoute d’autres difficultés liées à un microcosme très replié sur soi et sur une pratique religieuse extrêmement soumise vis à vis du clergé et d’un monde catholique versant plus du côté tradi et intégriste que progressiste.
Essayer d’aider des victimes faites par le clergé dans un tel contexte, me paraît très hasardeux. Et m’étonnerait beaucoup qu’y soit professé le catholicisme détendu de Bruno de Stabenrath.