En réponse au message :
Face aux affaires de pédophilie dans l’Eglise, le déni comme système inconscient de défense
Bonsoir Renata !
Merci pour votre réponse.
Le concordat de 1984 qui a modifié les accords de Latran de 1929, si c’est toujours le même, c’est pas du tout une modification qu’il lui faudrait, c’est une complète destitution.
Car en Italie, si vous observez bien, ce fameux concordat révisé en 1984, même s’il n’a plus son caractère fasciste, continue de porter atteinte énormément aux droits des femmes, des enfants. Et il a été fait au départ concernant les accords de Latran par le fascisme. Donc il enferme aussi le Vatican dans une logique fasciste qui n’a jamais été dénoncée réellement puisqu’il y avait des intérêts territoriaux et politiques et statutaires en jeu.
Je vois mal personnellement comment le groupe international contre les abus sexuels pourra s’en sortir face à un état italien fasciste et une institution cléricale qui prend le même chemin avec sa cohorte de hauts-clercs sous la bannière du Klu Klux Klan et de Steve Bannon.
Il faudrait un réseau citoyen autour du groupe Rete l’abuso. Ca obligerait et l’état et le Vatican à considérer que les citoyens italiens ne veulent plus de cette situation abusive au plan législatif. Manifeste, manifestation, marche blanche…il doit y avoir quelque chose à faire publiquement sur place. L’idée qui me vient, si évidemment la sculpture de Maurizio Cattelan est toujours présente à Milan devant la Bourse, ce serait un grand rassemblement autour, de tous les membres de Rete Abuso, lâcher de ballons, de colombes…Il faut un signe fort, je pense, envoyé à la fois au Vatican et à l’état italien pour un peu marquer les esprits médiatiquement et politiquement aussi.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas la sculpture dont je parle, je vous mets un clip de chanson de Stephan Eicher, qui la montre : le sourire. La sculpture s’appelle LOVE.
Et en remplacement du concordat, une sorte d’équivalent de laïcité et de séparation réelle Eglise/ Etat comme en France ? Est-ce que l’ONU peut exiger ça au regard des infractions ?
Ce qui me paraîtrait important, c’est de rappeler le refus du Vatican à partir de 1965 d’entendre les demandes ni les alertes de Gerald Fitzgerald sur la gravité de la pédophilie cléricale et la nécessité d’internement et destitution des clercs criminels, et de parler de l’abandon de Paul VI de toute politique de répression contre les prêtres pédophiles. Cela placerait le Vatican comme pleinement responsable et acteur majeur au plan politique (car Paul VI a donné des directives pour tous les pays et épiscopats concernant le déplacement et le maintien en fonction et en paroisse des prêtres pédophiles). Et là, ça serait un procès véritablement contre le Vatican qui pourrait s’opérer au plan international et contre le Saint Office où toutes ces informations sont consignées.
Sur ce sujet, même s’il n’est pas italien, il faudrait dire à Emanuela de contacter Patrick J. Wall aux US, qui a tout un dossier et un témoignage qu’il pourrait donner sur le sujet devant un tribunal international comme italien.
Je vous mets son blog en lien (Emanuela peut lui écrire en anglais) :
https://patrickjwall.wordpress.com/about/
Si je lis un peu l’italien, je ne comprends pas toutes les subtilités. J’aimerais beaucoup qu’on puisse avoir des extraits en français du livre d’Emanuela. Ce serait génial !
Pensez-vous que dans le contexte politique italien, ce type de mise en accusation de l’état italien par l’ONU pourra avoir lieu ? J’ai quelques doutes…
Je vous avoue que j’ai un peu peur pour les italiens, pour les italiennes encore plus, car je pense qu’avec ce type de gouvernance, se seront elles qui seront les première victimes des politiques fascistes ainsi que les enfants. Et ça me fait beaucoup de peine.
Courage à Emanuela si vous l’avez au téléphone ou si vous la voyez. Courage à vous et à tout le groupe. Soutien à Pierre Vignon si vous le contactez. Et merci pour les mises à jour de la pétition.
Pour ceux que ça intéresse, voici le texte du concordat état italien St Siège, révisé en 1984 et en français :