En réponse au message :
Face aux affaires de pédophilie dans l’Eglise, le déni comme système inconscient de défense
Bonjour Liene
Parler des vraies situations, des vraies choses de tous les jours, de l’impact que ces violences ont dans le moindre geste, dans toutes nos relations, dans notre intimité, c’est faire avancer tout le monde. Pas juste soi. Le parler vrai manque. C’est ce que nous constatons partout. Donc vous avez le droit de craquer, de dire ce qui ne va pas pour vous seule et votre famille. C’est normal et c’est bien. Et on a aussi le droit de vous aider à notre petite mesure, autant qu’on peut. C’est ça la solidarité, la fraternité de plein pied. Personnellement, je peux pas envisager de rester sans rien faire, quand j’entends que vous êtes acculée aux difficultés. C’est pas possible pour moi. Parce que c’est dans ma façon de fonctionner et qu’en plus, j’ai vécu des choses similaires sans qu’elles relèvent des mêmes agresseurs. La survie physique, je connais, et le surmenage aussi face à la précarité, aux difficultés qui s’empilent. Donc forcément, ce que vous dites, me parle au plus profond. Ca rejoint du vécu concret que j’ai traversé par le passé.
Et les mains tendues, dans ces cas-là, on en a tous besoin. Donc y a pas à vous culpabiliser de quoi que ce soit. C’est essentiel pour vous d’aller bien, pas seulement pour vous mais pour vos enfants, pour pouvoir surnager, simplement vivre dignement. Donc tout ce qu’on peut activer comme idées, comme aide directe ou indirecte, on le fait simplement.
Parce que vous êtes notre soeur. C’est tout.
Vous ne pourrez pas traiter le problème de fond lié à l’institution qui vous a humiliée, salie, abîmée, si vous allez mal. Pour le traiter ce problème de fond, il vous faut toutes vos forces. Et la solidarité, la cohésion de tous ceux et celles qui peuvent. Penser à vous est donc primordial. Quand vous allez bien, vous pouvez mieux gérer le quotidien, vos petits et le reste aussi. Et vous pouvez libérer une énergie plus vive pour traiter les problèmes qui vous préoccupent.
Essayez de voir avec France-victimes ce qu’ils peuvent faire pour vous soutenir, ce qu’ils peuvent vous proposer. Ce sera sans doute pas des miracles. Mais tout positif et aide sont bons à prendre dans le contexte, non ?
Je vous embrasse bien fort. Et comme nous nous le disons souvent avec Ana, on continue ! 😉)