En réponse au message :
« Je suis un risque » de Marie-Philothée Mallais, éd. Du Cerf
Pendant les faits, Marie fréquentait l’école traditionaliste de Saint-Pie X à Saint Cloud près de Paris.
Elle s’est accusée plusieurs fois en confession de se faire violer par son frère. LE CONFESSEUR N’A PAS RÉAGI !
Elle était la seule de toute l’école à ne pas aller communier pendant la messe. LES SŒURS DOMINICAINES N’ONT PAS RÉAGI !
L’attitude de ces religieux révèle cet aveuglement du milieu BCBG-cathos-scouts sur ce sujet-là. Il faut sortir du déni, arrêter de répéter « De telles choses n’existent pas chez nous ! » Un tel déni condamne les victimes à une double peine.
Le livre décrit les efforts de la victime pour « redevenir normale » après la fin des assauts physiques. Cependant, c’est impossible à faire dans le déni. L’attitude classique de la hiérarchie ecclésiale et de la société est bien exposée : ils demandent aux victimes de passer l’éponge pour ne pas déranger, évitant ainsi de faire face avec courage au mal tapi au fond de tout cœur humain.