En réponse au message :
Renvoi de l’état clérical du père De Roucy. Note de synthèse.
J’ai connu le P. de Roucy lorsque il était encore moine à Ourscamp. Il était très entreprenant et avait une grande curiosité pour Adrienne von Speyr, dont il a publié plusieurs brochures en français ; de là son intérêt pour le P. von Balthasar. D’où aussi les liens qu’il a pu entretenir et les soutiens de personnalités comme le Cardinal Ouellet ou Don Giussani… Son habileté lui a permis de faire approuver successivement, et par étapes, chacune de ses fondations par un évêque différent (Beauvais, puis Parana, puis Fréjus, et enfin Santiago du Chili), tout en vivant en partie aux Etats-Unis. Je crois que c’est la structure même de l’Episcopat, dont les évêques ne cherchent pas à connaître le dossier du prêtre requérant, qui permet à un prêtre, juridiquement incardiné dans un diocèse (ici Beauvais) de passer d’un diocèse à l’autre sans la moindre difficulté. Et au P. de Roucy de faire miroiter ses projets apostoliques, plutôt « numineux » (car enfin il ne donne aucune formation sérieuse à ces jeunes volontaires qui sont envoyés à 10.000 km de chez eux et sans garantie, avec de gros dégâts). De plus, étant de la noblesse, il a pu obtenir des soutiens financiers importants de grandes familles françaises. Enfin, j’estime que si le Père Trouslard avait déjà donné l’alerte dès 2000, il aurait fallu l’écouter et lui confier la poursuite de ses investigations. Il n’aurait pas fallu attendre 18 ans avant que les sanctions tombent.