En réponse au message :
Nous pardonnerons quand justice aura été rendue (mais on en est encore loin…)
Bonjour,
Je suis d’accord. Quand justice aura été rendue, le pardon sera donné.
J’ai été victime de la Communauté des Béatitudes. Lorsque j’ai commencé à donner mon témoignage oralement à des chrétiens, ceux-ci me coupaient la parole en me disant : « Il faut que tu pardonnes ! ». Pour cela, ils me jetaient en pleine figure des versets bibliques (Matthieu 5 : 44 ; Matthieu 6 : 12 ; Matthieu 6 : 14-15), particulièrement les paroles de Jésus sur la Croix (Luc 23 : 34). Je n’adhère pas à cette théologie.
En effet, il existe au sein des communautés chrétiennes, particulièrement celles issues du Renouveau Charismatique, une pseudo-doctrine : le pardon inconditionnel. Ces chrétiens prétendent que si on ne pardonne pas inconditionnellement, on ne trouvera pas de travail et on ne guérira pas. Où est-ce marqué dans la Bible ? Jésus, avant de guérir, demande-t-il à la personne de pardonner ? Non.
Non, le pardon biblique n’est pas inconditionnel. Le Christ n’a pas pardonné sur la croix (il n’utilise pas la première personne du singulier). Dans son humanité, crucifié sur la croix, il ne le pouvait pas. De plus d’autres versets s’opposent au pardon inconditionnel (Matthieu 18 : 17 ; et 2 Timothée 4 : 14-15 qui concerne un conflit entre St Paul et Alexandre l’orfèvre).
Je vous invite à lire vivement le livre de Jacques Poujol (il est Pasteur protestant) qui s’intitule « La colère et le Pardon - Un chemin de libération » aux éditions Empreinte Temps Présent.
Les adeptes du Renouveau Charismatique aiment instrumentaliser la Bible en isolant des versets bibliques en dehors de leur contexte. Ils les détournent et construisent une pseudo-théologie pour mieux manipuler mentalement les victimes. En fait, lorsqu’ils disent : « Il faut pardonner », c’est pour nous inciter à nous taire et à subir afin de ne pas dénoncer les scandales dans l’Eglise.
Voilà pourquoi je ne me tairai jamais. Et jamais, je ne pardonnerai la souffrance spirituelle et psychologique que m’ont fait subir les adeptes de la Communauté des Béatitudes.
Merci à vous