En réponse au message :
Une nouvelle prieure à la tête des sœurs de Bethléem
Rien qu’à voir le niveau de ce message, on dirait que la personne qui l’a écrit y est toujours… tellement ça sent « de là-bas »…
Après avoir pris connaissance des mesures prises suite à la Visite, je partage tout à fait l’avis de Fabio : il ne reste rien à faire d’autre que de s’en éloigner.
Si à peu près tous les ordres religieux ont vécu des temps de décadence et d’épreuves, ils avaient à quoi revenir, se réajuster : un fondateur sain et saint et la ligne de conduite qu’il a donnée en la vivant lui-même (charisme, règle).
La situation de Bethléem est tout autre : outre la fondatrice qui présentait les troubles de personnalité, un « saint Bruno » mis comme déco de la vitrine, voire justification de l’enfermement, en passant outre la substance de son charisme, le problème essentiel de Bethléem est l’emprise mentale. La plupart des responsables, dont certaines sont de vrais prédateurs, dont le profil pue le narcissisme, sont toujours en charge et ne songent qu’à y rester et que tout reste comme cela est.
Dans ces conditions, continuer à accueillir les jeunes est criminel - ce sont les victimes potentielles de demain. On n’en sort pas comme ça, en adoptant une règle équilibrée (ce qui, pour Bethléem, n’est toujours pas le cas !), des toilettages ici et là, mais en retrouvant sa conscience, en s’éloignant du foyer générateur. Et en s’éloignant réellement, car tant qu’on reste dépendant financièrement, juridiquement et surtout affectivement (en continuant à y venir et à entretenir des relations malgré tout), on reste prisonnier… Pour les certaines, qui ont une vraie vocation à la vie consacrée, il sera possible après un chemin de libération, de reprendre le chemin ailleurs, mais surtout pas tout de suite, sinon on y apportera le traumatisme vécu… Recommencer est toujours très difficile, même dans une communauté équilibrée et surtout après une mauvaise expérience. Pour cette raison, le choix de la vie consacrée individuelle a plus de chances à aboutir.
Concernant l’avis de Fabio de "quitter la foi etc… peu importe pour mettre de la distance" ne me paraît pas être un bon conseil, même si le cheminement de chacun est à respecter. Personnellement, je m’en suis sortie grâce à la foi, en me cramponnant au Christ, qui tient dans sa main le sens de tout… Sinon, après tout ce que j’ai vécu à Bethléem et dans ma vie en général, dans l’état (tant matériel que physique et psychologique) où je me trouvais, il ne me restait que le suicide… A quoi ça sert la foi à laquelle on adhère seulement quand tout est bien « en place » ?! C’est Jésus qui m’a assuré que tout cela a un sens (même si je ne le vois pas dans l’immédiat), qu’il était TOUJOURS avec moi, surtout quand je vivais comme une bête égarée. Que chacune de mes prières, de mes cris a été entendu, reçu et gravé dans son cœur. Qui a le droit de dire que c’est du « maquillage » ?! Un nombre des personnes qui m’ont connue à l’époque, avaient du mal à me reconnaître, en me revoyant seulement un an après ! C’est en m’accrochant à Lui que j’ai pu me relever et prendre le chemin qu’il a préparé pour moi qui me convient le mieux.
Cela je le souhaite à tous, en témoignant que c’est possible !
Comme disait Etty Hillesum : "Je sais tout. Et pourtant je considère cette vie belle et riche de sens. A chaque instant".