En réponse au message :
Une nouvelle prieure à la tête des sœurs de Bethléem
Bonjour Fabio,
Je me présente un peu dans le sujet « Le dialogue est-il possible ? » où je tente une réactivation des débats un peu moins « passionnelle ».
Dès que j’ai lu le « pédigrée » de sr Emmanuel, ma 1re réaction fut la même que la tienne.
D’où une immense tristesse, un cœur contemplatif un peu plus déchiré et désespéré.
A ce point il serait tentant d’affirmer que la seule issue possible de l’ordre serait sa dissolution. Une solution radicale elle-même génératrice de nouvelles souffrances en pensant à celles et ceux qui, pour moult raisons, s’y sentent épanouis(ies).
Issu du monde cistercien je repense toutefois à l’histoire des bénédictins. Quand on considère leur effroyable décadence aux alentours du 10e siècle et ce qu’ils sont aujourd’hui (revenus à leurs sources de façon équilibrée et adaptée à notre époque) après les réformes qui s’imposaient au travers du temps, pouvons-nous réellement baisser les bras ?
Des réformes radicales de l’ordre de Bethléem sont-elles définitivement inconcevables ? Une règle sensée et équilibrée est-elle vraiment impossible ?
Bethléem se réclame contemplatif. Donc les postulants(tes) aspirent à-priori à une réelle vie contemplative, ce qui les différencient d’autres mouvements dits de « nouvelles générations ».
Tout un chacun un peu averti connait les exigences d’une vie contemplative. Après « l’appelé(ée) » a à rechercher l’ordre qui lui conviendra le mieux. On sait que c’est là que le bât blesse particulièrement à Bethléem avec leur politique de racolage (passez-moi le terme c’était trop tentant).
Dans l’ordre du subjectif il serait légitime d’espérer une sévère réforme au sujet des postulants pour commencer. Serait-ce naïf de ma part ?
Bien à toi,
Yann