En réponse au message :
Bethléem : une nouvelle prieure formée dans le même système pervers : bonne nouvelle ?
Je ne suis pas sûre que ce soit une question de personne : A Bethléem, tout le monde est entré dans le moule, moule généré par la problématique personnelle de Sœur Marie (qui avait aussi ses aspects positifs), ainsi que, probablement, par la pensée du Père Marie-Dominique Philippe qui était la principale référence de Sœur Marie.
Sœur Emmanuelle est entrée dans ce moule comme tout le monde. En outre, elle a toujours été en charge - et dès le noviciat - ce qui supposait une fidélité toutes particulières aux directives et aux modes de fonctionnement de Sœur Marie. Elle est entrée mieux que d’autres dans le moule et, bien sûr, « ses réactions sont totalement conformes aux façons de réagir de Bethléem ». Comment pourrait-il en être autrement ? Qui a vécu à Bethléem, sait ce qu’y recouvrait le mot « obéissance » …
Je me souviens d’un homélie de Sœur Emmanuelle : « Ne pas juger », ni les personnes (bien sûr), ni les situations, ni ce qu’on nous demande, ni … Je me souviens d’une homélie de Sœur Marie sur la nécessité de renoncer à tout esprit critique, y compris en matière profane … Alors, on dit ce qu’on nous a dit de dire, on pense ce qu’on nous a dit de penser, sans rien juger, jamais … On y met tout le zèle dont on est capable, pour l’amour de Dieu certainement.
Pour cette raison, le travail de redressement de la communauté risque d’être long et difficile, parce que les ornières y sont anciennes et profondes, et fortement intériorisées par tous les membres de la communauté. On n’ose plus (péché ?), on ne sait plus penser par soi-même.
Pour autant, je ne crois pas que l’on doive mettre en doute, dès le départ, la bonne volonté des sœurs - et de Sœur Emmanuelle - à répondre avec loyauté à la visite canonique. Personnellement, j’y crois assez. Mais j’ai aussi tendance à penser que les choses ne pourront pas aboutir sans que la communauté soit durablement et fortement accompagnée, ce qui est peut-être le cas.