En réponse au message :
Pédophilie, une épine au flanc du Pape François ?
Françoise, ce n’est pas parce que mon point de vue est d’après vous minoritaire qu’il n’est pas pertinent. Je pense moi aussi être en contact avec une certaine réalité de ce que vivent les femmes et leur détresse. Quand je parle de leur solitude , j’évoque la dimension affective de ces femmes. Cela dit( par rapport à la dimension sociale), malgré les droits qui existent effectivement, je peux vous dire que les places en foyers maternels et autres structures sont très difficiles à obtenir ainsi que des possibilités de financement de chambre d’hôtel( c’est une assistante sociale exerçant depuis 20 ans en Région parisienne qui vous le dit). Ce que j’évoquais c’est mon expérience professionnelle avec différents centres de planning familial. La régulation des naissances est évidemment une dimension extrêmement importante afin que des détresses que vous décrivez soient évitées au maximum. Pour cela il me semble que la première des conditions soit le dialogue dans le couple afin que cette préoccupation ne soit pas uniquement celui de la femme. Cela implique que la relation affective et sexuelle ne soit pas seulement envisagée sous le mode de la consommation égoïste et immédiate. Vous dites à plusieurs reprises qu’il ne faut pas prendre le corps des femmes pour des machines à reproduction. Mais comment le considère t’on lorsqu’on lui fait ingérer des traitements qui modifient leur système hormonal ?. Les femmes ne sont pas des machines mais comment les considère t’on, lorsqu’on ne soucie pas des conséquences des IVG sur leur psychisme ?. Vous ne considérez qu’un aspect de la réalité. La dépression d’une femme après un avortement, sa difficulté parfois à en concevoir un autre ( non pour des raisons physiologiques mais du fait de la souffrance psychique engendrée), est un grand tabou aujourd’hui. En parler, donc aussi la traiter, c’est considérer comme faire le jeu des mouvements « pro vie »