L’Arche fait la lumière sur la face cachée du P. Thomas Philippe : Poster un message

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dignitatis humanae la liberté religieuse

Le jeudi 11 février 2016

Bonjour Christian, Aletheia, Agape,

1 J’ai hésité à vous répondre, car cela implique de se dévoiler personnellement, sachant que mon prénom n’est pas un pseudo. Je peux être reconnaissable, mais je n’ai rien à cacher.

 Je vous comprends Christian quand vous parlez des différences de milieux sociaux.Je suis moi-même un fils de petit paysan, un "petit blanc" de la France périphérique selon Guilly. Et j’ai du côtoyer des "cathos bourgeois", ce qui ne va pas sans difficultés. En même temps, je pense qu’il y a "différentes places " dans la maison du père. J’aime reprendre de mémoire des propos de Balthazar qui reconnait que l’Eglise originelle c’est la diversité de saint Pierre, saint Paul et saint Jean, diversité psychologique, sociale, vocationnelle, spirituelle et pourtant unité dans l’amour du Christ. Le Trinité elle-même est la diversité des trois en un. La personne trinitaire en théologie se définit pas sa relation d’opposition : la filiation est l’opposé de la paternité. Donc avec les saints il doit être possible de vivre les différences réelles et vives dans la communion.

  • 25 ans dans l’Emmanuel, dont nous sommes partis avec mon épouse il y a dix ans, nous sommes depuis des "adeptes" des foyer de charité (Tressaint et La Flatière), frère d’une soeur de Bethléem depuis 34 ans donc et ami de la communauté saint Jean, je pense connaître un peu de prêt ces trois communautés. Pour saint Jean, je dirais que mon premier livre de philo a été "Lettre à un ami". Un ami d’enfance est père à saint Jean. Mon cousin et ami très proche est oblat. Avec eux nous avons vécus des retraites familiales.Et mon travail sur Aristote au-delà d’une thèse de doctorat se fait en lien avec des philippiens : Michel Bastit et Marc Balmès.

 Agape ce qui me frappe justement, au-delà des différents communautés c’est justement la similitude des difficultés qui prennent certes une coloration différente : le péché prenant la couleur de la grâce donnée. Je mets à part les légionnaires du Christ. Lorsque que le fondateur est un meurtrier, pédophile, polygame, cocaïnomane il s’agit pour moi plutôt d"une légion (terme qui signifie démon dans l’Evangile) d’un antéchrist. Et je ne vois comment une réforme est possible. En revanche pour les autres, je pense que nous vivons une régulation. Il faudrait voir que cette régulation a déjà exister dans l’histoire pour d’autres ordres. Je sais que tout le monde ne partage pas cet "optimisme". Mais entre " c’est tout pourri jusqu’à la moelle" et " il n’y a pas de problèmes mais que des diffamations", la vérité me semble au milieu, comme pour la parabole du bon grain et de l’ivraie.

2 Ce deuxième moment est plus pour Alethia

 Vous avez raison de dire que le travail est important. Et je dois vous dire que je travaille dans le monde depuis 25 ans. Je n’ai jamais été permanent à l’Emmanuel. « Le monde est le milieu et le moyen de la vocation chrétienne des fidèles laïcs » (JP II, Christi fideles, 15) J’ai vu de fait des "laïcs" hors du monde, hors d’un travail dans le monde, dont les propos manquaient de réalisme humain et spirituel. Et ce reproche ne vaut pas que pour des laïcs internes à ces communautés nouvelles, il vaudrait aussi parfois pour des clercs ou des religieux. Il est difficile d’avoir une parole pour le monde lorsque de fait on en est totalement déconnecté.

  • Je n’ai jamais dit que "L’Eglise a soudainement découvert le Christ à Vatican 2 ". Le point commun des intégristes et des progressistes est de penser Vatican 2 comme rupture, soit pour refuser ce concile, soit pour encenser son "esprit" déconnecté de son enracinement traditionnel. Ma position est celle du cardinal Newman. La théologie et l’Eglise ont une histoire.Le Cardinal Newman voit dans la Tradition quelque chose de vivant, changeant et actuel, comme un organisme. L’histoire de la théologie ne peut pas se détacher de sa source. Il faut donc toujours revenir à l’Ecriture et aux Pères de l’Eglise. Mais pour garder ce lien à l’origine deux traditions sont nécessaires pour Newman. La tradition épiscopale s’appuie sur la succession apostolique. Elle unifie dans le temps les interprétations de l’Ecriture, les credo de l’Eglise, en gardant le dépôt de la foi. La tradition prophétique est vécue dans la liturgie, par les saints et les Pères de l’Eglise. Revenir à la source à travers toute la continuité de l’histoire et avancer maintenant pour accueillir la grâce transcendante de Dieu doit être la démarche du théologien. Dire que Nostra Aetate ou Dignitais humanae montrent une évolution ce n’est pas dire qu’il y a une révolution. Mais de fait lorsqu’un texte conciliaire ne peut pas citer d’autres conciles comme c’est le cas pour ces deux textes, nous avons bien une nouveauté dans son explicitation.

 Aletheia je vais me permettre de vous faire une "correction fraternelle". Vous voulez défendre saint Jean en critiquant ceux qui à vos yeux sont des diffamateurs (suppôt de Satan). En fait vous vous tirez une balle dans le pied. Vous donnez du grain à moudre à vos adversaires. Votre attitude ne peut que les conforter : déni des faits, incapacité à reconnaitre qu’il existe des victimes et à les écouter, certitude d’être dans la vérité en croyant connaitre la tradition de l’Eglise, insultes ( " "telles des hyènes lâches à l’haleine putride", j’en passe et des meilleures), incapacité à reconnaitre la part de vérité chez l’autre. Si tous les responsables actuels des différentes communautés avaient votre discours, alors oui, je pense qu’aucune espérance n’est possible.

 Je me permets de rappeler ce que j’ai dit dans un autre message Faites une enquête factuelle.

  • Contestez-vous que Marie-Dominique Gouttière a été condamné pour absolution de complice ? http://www.lenversdudecor.org/Un-Frere-de-Saint-Jean-juge-par-la-Congregation-pour-la.html J’ai entendu une seule fois Marie-Dominique Gouttière dans une conférence à Paris dans les années 1990. LE disciple qui avait le privilège de s’appeler comme le maître m’avait laissé une impression bizarre. Il parlait avec les mêmes intonations de voix que le père Philippe, comme un « clone ».
  • Contestez-vous la condamnation de Jean-Dominique Lefrevre par les assises de Saône et Loire ?
  • Contestez-vous la condamnation du frère de saint Jean de Cognac ? http://www.charentelibre.fr/2012/03/24/les-freres-de-saint-jean-appeles-a-un-examen-de-conscience,1086417.php
  • Pourquoi les frères de saint Jean ont dû quitter les Pays-Bas ? Faites votre enquête.
  • Que s’est-il passé au lycée parisien Saint Stanislas pour qu’ils soient virés par Lustiger et interdit de mission dans le diocèse de Paris ? Lustiger fait partie du complot ?
  • Pouvez-vous dire que le contenu du livre noir est totalement inventé ? http://www.avref.fr/cte-st-jean.html
  • Contestez-vous les propos de Thomas Joachim prieur de saint Jean en avril 2013, lors du fameux chapitre ?
     J’ajouterais : contestez l’attitude du Cardinal Barbarin vis-à-vis des soeurs de saint Jean ?
     Trois cardinaux (Lustiger, Barabarin et Schonborn) bien connus pour leur "progressisme démoniaque" ont comploté contre Saint Jean ?

3 Je termine par quelques citations sur la miséricorde. Voici comment saint Thomas d’Aquin définit la miséricorde : « Etre miséricordieux, c’est avoir en quelque sorte un cœur misérable, affecté de tristesse à la vue de la misère d’autrui comme s’il s’agissait de la sienne propre. Il s’ensuit que le sujet s’efforce d’écarter la misère du prochain comme la sienne … entendant par misère un manque, un défaut d’une nature quelconque » (Somme de théologie, Ia, q. 21, a. 3) Nous vivons une période de crise morale, psychologique, écologique, économique. Cette crise est aussi religieuse. En son cœur l’homme prend conscience de sa misère, de son besoin de miséricorde ? « Misère de l’homme sans Dieu » disait Blaise Pascal. La lame de fond de la crise et de la misère peut-elle réveiller l’âme de fond de la miséricorde ? Nous pouvons prier avec Marie la miséricorde de Dieu. « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante. … Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. … Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde. » Chacun a besoin du pardon de Dieu et de pardonner aux autres. Nous disons dans la prière du Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » en écho à la béatitude : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » (Mt, 5, 7)

Bon carême

Bertrand

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