En réponse au message :
Extraits Amour-Amitié décryptés
L’argument d’autorité n’est pas décisif ? Mais alors si ce n’est pas décisif selon MD Philippe pourquoi créer une communauté où justement l’argument d’autorité est décisif dans la progression des membres au niveau communautaire et spirituel ? Et pourquoi vous-même, êtes-vous médecin si l’argument d’autorité médical n’est pas décisif ?
Une victime de violence, d’abus a quel bénéfice après des années de maltraitances ? Vous voulez me le dire parce que ça m’intéresse énormément… Pour être passée par ces épreuves, avoir dû complètement réapprendre à vivre, je ne vois pas quels bénéfices il y a à dénoncer des violences, des abus et des maltraitances. D’autant que justement, parler signifie l’isolement et l’exclusion définitive sociale pour les victimes. C’est valable tant pour les victimes d’inceste comme je l’ai été par le passé, que pour les victimes de maltraitance, d’escroquerie, etc. Toute personne qui dénonce des violences qu’elle subit ou dont elle est témoin est automatiquement mise au ban de la société dans la mesure où elle conteste justement la légitimité de l’autorité, du pouvoir en place. Non à partir de rumeurs mais de faits réels.
Et en plus, la personne qui dénonce des violences quand elle les a subies ces violences, doit passer toute sa vie à se reconstruire. Ce qui est une forme de triple peine. Puisque l’on subit des violences, on est détruit. On dénonce ces violences, on est exclu. On doit se reconstruire et se réparer seuls alors que nous avons subi au départ un préjudice immense.
Alors quel bénéfice y a-t-il à dénoncer des violences réelles ? On se le demande…
En écrivant cela, je repense à cette médecin qui après avoir constaté le viol et les coups paternels, a osé me dire : « c’est pas si grave, vous êtes jeune, vous vous en remettrez. Alors que votre père, si vous le dénoncez, vous allez briser sa belle carrière. Vous allez le vouer au scandale. C’est votre père quand même, il ne mérite pas une telle déchéance ! »
La culpabilisation des victimes, c’est la première chose à laquelle nous sommes confrontés les uns et les autres. Et à l’inversion complète des situations de violence.
Françoise