En réponse au message :
Extraits Amour-Amitié décryptés
Agapè : je retrace le fil éthique avec vous ici : tout d’abord, sur le plan éthique, il y a eu des agirs des Pères Philippe qui ont appelé une réaction de l’Église car il y avait des victimes, et aujourd’hui, ces victimes ont été reçues, crues et validées dans ce qu’elles avaient vécu. Tant à l’Arche qu’à la Communauté St-Jean, les autorités ont reconnu et validé cela.
N’est-ce pas là une réponse juste et claire, qui a appelé une démarche éthique de la part de l’Église qui restaure enfin la dignité des femmes concernées ? Il semble qu’il n’ait jamais été question de monter un procès détaillé contre les Pères -maintenant décédés- et d’étayer les détails de leurs agissements ; mais plutôt de mettre un frein à un éventuel procès de béatification pour chacun d’eux. Voilà les faits. Loin de toute « interprétation sauvage ».
Alors moi je ne comprends pas pourquoi certainEs s’acharnent à refuser ces démarches menées avec un souci éthique.
Pourquoi alors jeter le discrédit sur les démarches et/ou témoins de l’Église qui reconnaissent les victimes (Cf. Vos propos sur le prieur de la Communauté St-Jean cf. Lien Émission KTO) Pourquoi rejeter sa parole exprimée du lieu de son rôle de prieur ? Pour une fois que l’Église sort du silence- merci au Pape François !-
Et à ce jour, si je comprends bien, sur ce site, plusieurs tentent de comprendre ce qui a pu amener ces 2 dominicains par ailleurs très inspirants pour beaucoup, à vivre une part de leur vie en tenant des femmes sous emprise, allant jusqu’à l’abus sexuel. Là on n’est pas dans l’esthétique mais bien dans un franchissement éthique.
Donc je ne comprends pas que des chrétiens ayant reçu une solide formation et supposés bien ancrés dans leur foi, s’acharnent à refuser ce que l’Église met en lumière, au moment où elle prend position de sortir de silences mortifères et d’une culture du secret ; sinon que ces gens sont en deuil des Pères, un deuil difficile, et/ou dans l’idéalisation ? Ou alors dans une toute-puissance inconsciente ?
Il est soulageant pour ma part, qui ai accueilli chez moi il y a 35 ans une victime du Père Thomas qui s’est confiée avec moult détails - et je peux vous assurer que ce n’était pas de la dentelle- qu’ENFIN l’Église fasse en sorte de reconnaître la vérité des victimes ! C’est tout de même une avancée par rapport à il y a 35 ans…
À constater les résistances en ce moment sur ce site en regard de ce que l’Église reconnait désormais, vous pouvez vous imaginer qu’à l’époque, c’était verrouillé de partout, l’image et la notoriété des deux Pères Philippe était blindée « bord en bord ». Et donc aujourd’hui alors que ces abus sont reconnus, on comprend que certaines personnes concernées de près ou de loin, tentent de saisir comment cela a pu se passer chez des personnes si crédibles…
Et alors que des témoins de résilience tels Françoise et d’autres qui ont développé une réflexion sur ces questions, apportent des clefs de compréhension à partir des avancées en sciences humaines, non vraiment, je ne vois pas où est le manque d’éthique, au contraire : que des aspects semblent plus choquants à certains, on peut en convenir car les différences de pays, de culture et de langage peuvent varier autour de la table virtuelle de ce site et occasionner de l’incompréhension (sens ici de « misunderstanding »)
Mais il reste que beaucoup ici sont honnêtes et de bonne volonté dans leur recherche « de sens dans ce qui n’a pas de bon sens », et je crois que si l’on est vraiment chrétien, on peut au départ tabler sur le respect et la bonne foi, sur l’intention juste, au lieu de sans cesse présumer de la malveillance de l’autre, ou de sans cesse discréditer les ressources, références et/ou les personnes même, parce là, on perd un temps précieux alors que l’essentiel est d’avancer de la façon la plus éthique et honnête possible.
Ceci étant dit, j’ai tout récemment mis la main sur les écrits et conférences du Père Pierre-Thomas Dehau qui fut à son époque un « directeur de conscience » et un conférencier très apprécié. Je n’ai aucun doute pour ma part, que cet homme a fait un grand bien aux chrétiens de l’époque ; les doutes qui m’ont été partagés jadis, ne concernaient nullement son intégrité personnelle, mais plutôt son influence marquante sur ses deux neveux dominicains. Je regrette par ailleurs que mon expression « vous confirmez des doutes… » dans un courriel à Françoise ait pu semer de la confusion. ( vous allez jusqu’à me dire « vous lancez des rumeurs infâmes - un mot très fort.. Si ce que je dis est reçu de la sorte, il y a »un bout du foulard" qui ne m’appartient pas.)
De fait, l’analyse apportée par Françoise sur le sujet, permet de mieux comprendre l’impact possible de cette influence marquante. Qu’on l’accueille ou non, cette relecture de Françoise est une valeur ajoutée dans ce dossier difficile et douloureux. Mais qui a dit que ce chemin de résilience était un chemin de roses… Amour et Vérité se rencontrent, Marie