En réponse au message :
Amour et Vérité Justice et Paix
Bonjour Alétheia,
« Amour et vérité se rencontrent. Justice et paix s’embrassent » dit le psaume 85
1 Puisque vous prenez le beau nom d’aletheia, je voudrais vous posez quelques questions. Avant les interprétations, il y a les faits. Cherchez la vérité. Faites une enquête factuelle.
– Contestez-vous que Marie-Dominique Gouttière a été condamné pour absolution de complice ?
http://www.lenversdudecor.org/Un-Frere-de-Saint-Jean-juge-par-la-Congregation-pour-la.html
J’ai entendu une seule fois Marie-Dominique Gouttière dans une conférence à Paris dans les années 1990. LE disciple qui avait le privilège de s’appeler comme le maître m’avait laissé une impression bizarre. Il parlait avec les mêmes intonations de voix que le père Philippe, comme un « clone ».
– Contestez-vous la condamnation de Jean-Dominique Lefrevre par les assises de Saône et Loire ?
– Contestez-vous la condamnation du frère de saint Jean de Cognac ?
http://www.charentelibre.fr/2012/03/24/les-freres-de-saint-jean-appeles-a-un-examen-de-conscience,1086417.php
– Pourquoi les frères de saint Jean ont dû quitter les Pays-Bas ? Faites votre enquête.
– Que s’est-il passé au lycée parisien Saint Stanislas pour qu’ils soient virés par Lustiger et interdit de mission dans le diocèse de Paris ? Lustiger fait partie du complot ?
– Pouvez-vous dire que le contenu du livre noir est totalement inventé ?
http://www.avref.fr/cte-st-jean.html
– Contestez-vous les propos de Thomas Joachim prieur de saint Jean en avril 2013, lors du fameux chapitre ?
Pour ma part en juillet 2013, j’ai eu les confidences non recherchées d’un ancien frère de saint Jean, devenu dominicain, qui m’a témoigné de fait très graves. Si vous cherchez la vérité, je puis vous donner son mail (s’il m’y autorise) et vous irez l’interroger.
Faites la vérité sur les faits Alethéia pour ne pas être un disciple inconscient du père du mensonge.
2 Outre les manquements à la vérité la plus simple aletheia, vous manquez aussi à l’amour et à la justice pour les victimes. "Amour et vérité se rencontrent. justice et paix s’embrassent" Par vos propos vous faites mal une seconde fois à toutes les victimes.
Le problème et de savoir comment dépasser ces difficultés, alors que de nombreux frères de saint Jean sont innocents et ont donné leur vie au Christ avec la plus belle intention. Pour se relever, il faut commencer par refuser le déni des faits. En cette année de la miséricorde, nous pourrions espérer que la miséricorde se répande dans nos cœurs. Les victimes sont libres de pardonner à leurs bourreaux si elles en ont la force. Cela leur appartient. Mais les responsables de communautés coupables pourraient demander personnellement à chaque victime en commençant par reconnaitre les fautes. Voilà ce qu’affirmait Benoît XVI le mardi 11 mai 2010 de retour de Fatima : « Nous l’avons toujours su, mais nous le voyons aujourd’hui de façon réellement terrifiante : la plus grande persécution contre l’Église ne vient pas de ses ennemis extérieurs, mais naît du péché dans l’Église. Par conséquent l’Église a profondément besoin d’apprendre à nouveau la pénitence, d’accepter la purification, d’apprendre non seulement le pardon, mais aussi la nécessité de la justice. Le pardon ne se substitue pas à la justice. »
3 Soutenir que l’amour d’amitié peut-être asexuée est un propos platonicien qui dissocie la personne de son corps. On est plus proche du Banquet de Platon que de l’Ethique à Nicomaque d’Aristote. Le problème est "Qui fait l’ange fait la bête" comme disait Pascal.
4 La question plus générale est celle des problèmes rencontrés aujourd’hui dans toutes les communautés nouvelles. Voici mon analyse :
– Ces communautés sont un vrai don de Dieu donnée à l’Eglise au sortir de Vatican II
– L’Eglise à cette époque va mal. Et de fait toutes ces communautés attirent des jeunes et sont un signe d’espérance.
– Mais toutes ces communautés se construisent dans leur origine en opposition à l’Eglise Catholique officielle. On se veut fidèle au pape, mais on critique beaucoup tous les évêques qui ne les accueillent pas dans leur diocèse. Face à leur succès commencent pour chacune d’elles un orgueil spirituel ("nous sommes l’avenir de l’Eglise") et le refus d’une regard externe ecclésial qui appliquerait les règles les plus simples du droit canon.
– Cet enfermement progressif produit des dérives qui sont spécifiques à chacune : le péché se déploie là où la grâce a été donnée. Il serait intéressant de faire un parallèle entre la grâce donnée et les dérives. Le silence monastique de Bethléem devient la loi du silence d’un système à tendance tyrannique. L’évangélisation de l’Emmanuel devient une entreprise de promotion commerciale. L’amour d’amitié de saint Jean prétend être asexuée. …
5 Je termine par un propos de Bernanos : "Dès le commencement, mon Église a été ce qu’elle est encore, ce qu’elle sera jusqu’au dernier jour, le scandale des esprits forts, la déception des esprits faibles, l’épreuve et la consolation des âmes intérieures, qui n’y cherchent que moi."
Sainte année de la miséricorde
Bertrand