En réponse au message :
Institution figée, croyants en évolution@Marie
Merci Marie pour votre réponse. Nous sommes effectivement tous ici et ailleurs, des révélateurs du paradoxe profond qui existe au sein de notre institution. Nous montrons qu’elle n’est pas parfaite, mais bien pécheresse. Non pas sainte, mais aussi corrompue que le reste de l’humanité. Non pas supérieure ni d’essence divine mais prise dans les mêmes tourments, les mêmes errances que le reste du monde.
Le chemin que nous avons choisi d’emprunter n’est surtout pas facile. Car il est beaucoup plus simple de soutenir unilatéralement les institutions religieuses, de se soumettre, de se taire ou de chercher à les excuser vis à vis de crimes, de corruptions, de délits, de manipulations. L’intégrisme, le dogmatisme ont choisi cette voie du soutien unilatéral institutionnel. Parce que le soutien unilatéral institutionnel est la stratégie du pouvoir, du plus fort. Et que bien des croyants dogmatiques, intégristes préfèrent être du côté du manche que de la cognée. Ce qui au plan du comportement nie aux autres la liberté, le respect, la dignité, l’égalité et la fraternité. Et par conséquent, considère que seule compte la domination d’une minorité d’individus sur une majorité d’esclaves. Alors que ça va pourtant à l’encontre du message émancipateur et amoureux de Jésus. Mais cela n’embarrasse guère l’intégrisme…dans la mesure où la tradition, l’aspect rituel, la mise en scène, les dogmes surpassent pour eux le message christique.
Il est donc important pour nous qui sommes épris du message de Jésus de faire une mise en lumière de ces délits, crimes, malversation, de faire aussi une mise en garde pour que l’infamie cesse de régner. Pour que l’hypocrisie, le deux poids deux mesures, l’impunité des crimes et délits graves, des abus s’arrête. Et qu’au contraire, le respect, la justice, le droit, la dignité, la liberté, l’égalité, la fraternité avancent, s’installent progressivement y compris au plan institutionnel.
Le changement ne se fera pas rapidement. Ne pas s’illusionner. Il faudra je pense des siècles pour que véritablement des changements s’opèrent, soient visibles. Et il faudra aussi je pense de nombreux rapports de force pour que l’institution vaticane se conforme au droit pénal et aux lois internationales. Mais au moins, nous aurons été, souvent involontairement du fait de nos vécus durs, les artisans qui auront commencé cette révolution à la fois intérieure et structurelle. Et ma foi, même si nous savons que nous sommes tous des serviteurs inutiles, nous aurons fait un tout petit peu avancer les choses, ce qui n’est pas si mal que ça !