En réponse au message :
L’Arche fait la lumière sur la face cachée du P. Thomas Philippe
Oui Sérénité. Vos propos sont descriptifs de la relation narcissique perverse et vous saisissez l’impact et les séquelles mortifères d’une telle relation d’emprise sur la/les victimes. Vous allez à l’essentiel et dans le cas « Philippe », puisque tout se déroule dans un contexte de « direction » spirituelle ( aujourd’hui on parle d’accompagnement spirituel), la relation d’emprise est à risque de devenir un « viol d’âme » dont les conséquences chez la victime sont invasives puisqu’elles touchent à ce qu’il y a de plus profond dans la globalité/intégrité du sujet, son image de Dieu. Et en plus, le glissement sexuel ; on imagine sans peine les séquelles de ce mal subi.
C’est donc essentiel que dans sa révélation (disclosure), la victime soit pleinement reçue et accueillie dans ce qu’elle a traversé et dans ce qu’elle est maintenant : ce qui lui donnera force et confiance pour peu à peu, recontacter en elle la partie consistante, « inviolable », intacte de son être profond.
Et plus largement, que l’abuseur vivant ou décédé soit nommé, dénoncé et passe par le judiciaire constitue une étape essentielle dans le processus de guérison de la/des victimes.
Dans le cas où d’un « procès » de béatification du Père Thomas Philippe, et donc d’un examen exhaustif de sa vie, on voit très bien l’importance des « témoins » et donc de la parole des victimes qui elles, sont vivantes et peuvent témoigner ; et puisque les divers témoignages se recoupent, on peut rétablir les faits et ne plus cacher tout cela.
L’Église a évolué et travaille avec les pouvoirs judiciaires de manière transparente au XX1e siècle. Marie