En réponse au message :
L’Arche fait la lumière sur la face cachée du P. Thomas Philippe
Je suis désolée si ce que je dis peut prêter à confusion. Je ne parle effectivement pas forcément d’abus sexuels dans mes textes. J’utilise l’expression « pratique mystico-affectivo-perverses » qui est assez flou, très généralisant. Néanmoins, c’est bien de ce flou là dont il est question dans la communauté et c’est précisément là le drame.
C’est cela qui fait que les prêtres déviants ne sont pas arrêtés, ou qu’ils sont condamnés puis la condamnation est levée. C’est parce que la limite de l’abus sexuel est floue. Et c’est pour cela qu’on peut juste entendre de MD Philippe qu’il a eu des manquements à la chasteté, comme pour tous les autres. On demande pardon et on continue. La chair est faible, mais c’est l’esprit qui compte.
Et puis les femmes sont majeures, donc consentantes, non ? Pas toujours ? Mais enfin quand-même… C’est juste un peu trop d’affection, non ? De la tendresse quoi, un peu sexuel parfois, mais pas vraiment, un peu de dérapage, voilà. Ça ne regarde personne. De quoi devenir fou et perdre tous ses repères. En tout cas ne rien en dire. Et c’est exprès. Car derrière ces petites choses, se cache justement à l’insu des victimes, une machination sadico-perverse.
Les victimes sont dans le flou parce qu’elles sont sous emprise. Elles ne savent plus détecter ce qui ne va pas parce qu’elles sont aveuglées, emmêlée qu’elles sont dans un nœud où se mêle la mystique et de l’affectif pathologique. Quelque chose de trop subtil pour l’Eglise apparemment.
Le père spirituel crée une fascination, une dépendance, une infantilisation, une jalousie destructrice, de la culpabilité, une néantisation de l’amour de soi et de l’estime de soi, tout ce qu’il reproche ensuite à sa victime pour mieux l’enfoncer et se sentir supérieur. Et de toutes les victimes que je connais, il s’en sert ensuite pour assouvir ses besoins sexuels.
Mais de toute façon, est-ce si important de savoir s’il y a eu abus sexuel proprement dit ou pas ? Est-ce qu’il n’est pas de toute façon question de viol ? Pas au niveau juridique, d’accords, mais au niveau du vécu.