En réponse au message :
Les sœurs de Bethléem sous le coup d’une visite canonique Réponse
Oui, on ne peut que se réjouir qu’une cellule d’écoute ait été mise en place pour aider les soeurs qui ont quitté Bethléem, et ce n’est pas cela qui me pose question. Ce qui me pose question, c’est le sort réservé à celles qui sont toujours à Bethléem, qui sont témoin des abus et des mensonges qui s’y pratiquent toujours, qui sont en dérarroi en constatant tout cela, mais que personne n’écoute, sinon pour leur dire « souffrez en silence ou bien partez ». Ce qui me pose question c’est l’hypocrisie des responsables de Bethléem qui veulent faire croire au grand public qu’elles regrettent les méfaits commis autrefois contre certaines soeurs qui sont parties, alors qu’elles refusent de reconnaître leurs erreurs personnelles, leurs abus, mensonges et manipulations envers les soeurs qui sont encore à Bethléem. Je me dis que cela ne fait que confirmer qu’il ne suffisait pas de mettre en cause ou d’écarter telle ou telle prieure générale ancienne pour assainir la situation de cet Institut, puisque les responsables actuelles, qui ont fait partie de leur entourage proche, continuent à agir sur fond de mensonges, de manipulations et d’abus de pouvoir, après avoir réussi à se faire bien voir par Rome pour se faire nommer aux postes clés du gouvernement de cet Institut (prieure générale, membres de son Conseil…). « Ils font montre de bonnes œuvres, de justice et de décence en toute vertu, pour être promus au-dessus des autres en honneurs, avantages et richesses. C’est qu’ils souhaitent devenir pape ou évêque, ou avoir quelque autre dignité dans la vie religieuse : prélat, abbé, prieur, abbesse, ou être à la tête des autres, à quelque religion qu’ils appartiennent. » (Bx Jean Van Ruusbroec dans « Le Royaume des Amants »). En fait, il est illusoire de prétendre réformer un Institut religieux en réformant ses structures de gouvernement si ceux qui le gouvernent ne se convertissent pas au plus profond de leur cœur, c’est à dire non de bouche et de langue mais en acte et en vérité. Il est illusoire de prétendre faire la lumière sur des fautes commises par d’autres, autrefois, si on refuse de reconnaître ses fautes personnelles et actuelles. Et encore, si les responsables actuelles de Bethléem ne faisaient que taire leurs propres erreurs et fautes, mais elles les maquillent sous des prétentions de justice étalées à la face du monde pour se faire passer pour des personnes en dehors de tout soupçon… Et que tout cela soit orchestré par des assistants apostoliques, eux-mêmes avides de gloire et de pouvoir, est bien désolant…