En réponse au message :
L’AVREF publie le Livre Noir de la Communauté Saint Jean
Connaissant le courage de certaines victimes de membres de la communauté st Jean quand elles ne sont pas mortes, ne se sont pas réfugiées dans la folie ou terrées dans le silence pour faire comme si elles avaient oublié ou à cause de pressions subies, j’ai relu l’homélie prononcée par mgr Barbarin lors des obsèques du père MD Philippe.
N’avez-vous donc pas connu le père M.D Philippe, Mgr Barbarin, pour en être resté à ce point à la face Dr Jekyll à l’habit blanc de Mr Hyde à la cape noire, cape si connue pourtant, de bien triste mémoire, et dont il est possible de vous raconter sur l’ordre de qui elle fut confectionnée ? Et vous autres, évêques, qui saviez tous les « problèmes de mœurs » dans cette communauté, bien avant la mort de son fondateur, comment vous sentez-vous ? Allez-vous enfin remercier les victimes d’aider l’Eglise plutôt que d’oser dire, comme entendu parfois de la part de certains, qu’elles la salissaient ? Et vous, médecins tenus au secret, sauf dans des situations précises définies par la loi, qui avez entendu ou soigné des victimes, où êtes-vous ? Parfois même, dans des instances dites de réflexion ou de formation chrétienne ?
Comprenez-vous, tous, que vous soyez traités de beaux parleurs ? Et qu’on vous mette dans le même sac, les uns et les autres, car ayant étouffé l’innommable et l’impensable ? Pour des raisons qui vous appartiennent et qui ne sont pas de bonnes raisons ? Mais quelles sont donc vos raisons ? Elle a bon dos, la miséricorde !
Quant à ceux qui, en interne, savaient, se sont fait soigner pour dépression, et ne pouvaient pas dire car ils avaient été eux-mêmes détruits de l’intérieur, alors que certains étaient des hommes qui marchaient droit lors de leur entrée dans cette communauté, puisse ce forum public les aider à se dégager de l’emprise communautaire.
Et vous, hommes et femmes de presse, dont certains, de bonne volonté professionnelle, non avides de scandale médiatique mais de vérité, demandaient les coordonnées de victimes pour faire un papier sérieux, connaissiez-vous leur peur au ventre ?
Merci l’Avref d’avoir publié ce que certains savaient depuis trop longtemps. Une minute de perdue peut ressembler à un siècle.