En réponse au message :
Bethléem : retour aux fondamentaux
On sera bien aise d’apprendre qu’il y a dans la province dominicaine de Toulouse un père spirituel d’expérience capables de rappeler au vulgus pecus les fondamentaux dont il y a, lui, l’intelligence.
Je n’ai qu’un mot à ajouter : médecin guéris toi toi-même ; ouvre l’œil sur la poutre qui écrase le cœur de ton frère avant d’éternuer à cause de la paille qui chatouille le nez de tes voisins. Et de grâce, que les dominicains aient la pudeur de ne pas donner de leçons sur les voeux et la pratique de l’obéissance. Ni de parler de vie monastique à laquelle ils n’entendent rien, sinon l’écho de leur voix résonnant dans les parloirs et les confessionnaux. Une fréquentation intime de plus de 30 ans m’a douloureusement convaincu au fil des confidences - « mais chut, ne le dis à personne pour ne pas nuire à notre réputation » - que les vieux ordres ont aussi plus d’un cadavre dans leurs sacristies.
Avec une différence toutefois : peu de place pour le gourou unique ; le système de gouvernance et les carrières ecclésiastiques imposent un certain renouvellement des cadres. Quand un diable chasse l’autre, le mal change d’aspect et se fait moins visible. Pas forcément moins douloureux. Et souvent plus pernicieux. Personne hélas n’échappe aux risques de la corruption dont parlait récemment le pape François, celle qui fausse le jugement, celle qui permet de ne pas voir ce qui crève les yeux, celle qui tort jusqu’à la racine des « instruments de perfection » devenus mères de perversion. Au point de faire perdre confiance dans toute la chaîne de transmission de la foi. Qui habet aures audiat.