En réponse au message :
Bethléem : Toujours les fondamentaux
@colère
Je viens d’une communauté pas encore épinglée. Pourtant je vois tout ce qui se dit ici, et ne peux que lire combien les dysfonctionnements sont, à la racine, les mêmes que ceux que j’ai expérimentés. Et là, oui, ’colère’, vous avez raison, c’est bien dans le péché de la personne que se situe la racine. MAIS. Les structures anciennes ont avec le temps et la sagesse que celui-ci donne, instauré des outils de contre-pouvoir permettant d’éviter des dérives dues à des personnes. Aujourd’hui que voit-on ? Dans les communautés nouvelles (peut-être par inquiétude quant au manque de vocations et à l’espoir que faisait naitre tout ce qui surgissait) l’Eglise n’a pas pris suffisament en considération le fait que le péché originel existe bel et bien dans les personnes, même celles qui se déclarent parfaits serviteurs de l’Eglise. Ne pas veiller à l’existence de contre-pouvoir dans les structures, (et c’est le cas dans les communautés nouvelles) ne pas mettre de garde-fou, c’est laisser à l’homme capable d’exercer son pouvoir déréglé sur d’autres hommes en position de le faire. Ainsi oui, le péché est dans le cœur de l’homme, mais oui aussi, des structures peuvent devenir des machines à broyer, si l’homme est laissé sans garde-fou à sa nature blessée, à son désir de toute-puissance. La structure sans contre-pouvoir est un amplificateur de la toute puissance de qui que ce soit, qui, consciemment ou non, sait s’en servir.