En réponse au message :
Bethléem : fondamentaux et « inversion d’identité » ?
Quand je lis une homélie de l’actuelle prieure générale lors d’un Carême qui demande aux sœurs d’ « inverser leur identité », il y a tout lieu de penser qu’on est dans quelque chose de déviant. Cette expression est dans le titre de l’homélie, et développée ensuite.
Jésus est venu accomplir et non pas abolir, et pour le peu que je sache, il avait une identité juive et une culture juive qu’il n’a pas reniée et encore moins « inversée ».
Il y a négation de la trajectoire humaine, du chemin spirituel, avec ses hauts et ses bas, pour gravir la montagne. En l’inscrivant dans une histoire donnée.
J’ai lu les propositions de Guy. A-t-il en mains tous ces documents qui donnent à penser qu’il y a dans Bethléem quelque chose qui ne colle pas du tout sur le plan de la spiritualité ?
Ce qui me surprend est aussi que sr Isabelle parle du Fils, « Lignage de la Femme », dans la même homélie sur l’ « inversion de l’identité ». Étrange vocabulaire, tout de même !
Je pose donc à sr Isabelle cette question. Lorsqu’elle écrit avoir commis des erreurs, peut-elle enfin préciser ? Car il faudrait qu’au lieu de se justifier, qu’au lieu de s’en prendre à ceux qui témoignent, elle explique quelles erreurs précises elle a conscience d’avoir commises.
La crédibilité est meilleure quand on explique ses erreurs, à partir de ce qu’on sait parfaitement avoir fait ou dit. Et qui a été vu ou entendu par bon nombre, dont certaines sont, de fait, réduites au silence.
Ce qui me paraît le plus préoccupant avec Bethléem, au risque de surprendre, c’est le vocabulaire employé. Il traduit, presque plus que tout le reste, ce que je perçois comme une déviation du message chrétien.
Les langues ont encore à se délier. Cela prend du temps. Et cela vaut la peine de les y aider pour les générations futures.