En réponse au message :
Bethléem : fondamentaux et « charisme » ?
Dans une homélie : « Je ne peux plus m’appuyer sur moi car on m’a enlevé tous mes appuis, alors j’ai dû m’appuyer sur Dieu. Et le Seigneur va faire des merveilles. »
Que le Seigneur fasse des merveilles : entendu. Qui le contesterait ? En revanche, retenons l’expression préoccupante : « on m’a enlevé tous mes appuis. » Est-ce nécessaire de procéder ainsi en coupant délibérément la personne de ses « appuis » ?
Puis vient le commentaire suivant : « Toutes mes mœurs sont celles du Royaume, celles du Ciel. Par exemple, le chapitre, la synaxe, c’est totalement la vie du Ciel. Les repas au réfectoire sont ressemblants à ceux du paradis. »
En croisant ces propos avec le témoignage d’une anonyme qui a pensé se pendre dans le réfectoire, il semble évident qu’il est dangereux d’ « enlever à une personne tous ses appuis », sans garde-fou.
Lorsque, sur un autre site, Francis Kohn témoigne des bienfaits de ses retraites à Bethléem pour lui et pour son action, -et pourquoi pas ?-, a-t-il conscience qu’il encourage en même temps un système qui s’auto-proclame comme paradisiaque ? A-t-il conscience qu’il répond à une demande qui lui a été faite à cause de ce que représente la communauté de l’Emmanuel dans le paysage catholique ? Et s’il témoigne de lui-même, réalise-t-il à quel point il n’entend pas le cri de victimes de ce paradis auto-proclamé ?