En réponse au message :
Bethléem : fondamentaux et sacrement de réconciliation
Merci l’Anonyme pour votre message qui respire la paix par une recherche de solutions et qui est juste à bien des égards.
Merci aussi à vous, Guy, d’avoir pris, en effet, sérieusement, ce « dossier ».
L’Anonyme, je ne peux que vous rejoindre dans la description que vous faites de Chamvres. Je n’ai pas connu cette période des débuts. Mais les quelques sœurs encore vivantes de cette époque-là sont les témoins authentiques de quelque chose qui était vraiment de Dieu : une petite « barque » de sœurs consacrées, données dans la joie de l’Évangile, dans l’accueil du pauvre, dans une vie de prière et de recueillement, pauvre, simple, vraie, silencieuse, authentique.
A cette époque de Chamvres, Bethléem était constitué de religieuses dominicaines, qui vivaient une vie fraternelle joyeuse, qui étaient bien impliquées dans le service du prochain également ; dans les premiers villages ou villes ouvrières où elles se trouvaient. Elles étaient pauvres parmi les pauvres. Elles étaient authentiquement pauvres. Bethléem était « petit » (non en nombre, mais en esprit).
D’ailleurs, Bethléem ne s’appelait pas encore ainsi. Et puis, Bethléem n’était ni « monastique », ni « chartreux », ni « oriental »…
Comment va-t-il être possible de redresser Bethléem vers cette grâce du début (c’est là qu’est le cœur, en effet, et c’est là qu’il faudrait pouvoir revenir) sachant qu’il n’a pas perduré plus d’une petite dizaine d’années et qu’il s’est évaporé en 55 ans ?