En réponse au message :
Bethléem : fondamentaux et sacrement de réconciliation
On est en pleine confusion !
On est élue ou nommée prieure, un starets n’est pas élu ou nommé, il est reconnu comme tel ou alors on crée une fonction de starets ce qui est une contradiction dans les termes. Un starets ne peut pas être imposé, on le choisit et quand on l’a choisi c’est pour la vie. Quand la prieure change on changerait de starets ? Cela n’a aucun sens. En vocabulaire occidental c’est un peu comme si on disait que la prieure est sainte, par fonction.
Nous avons là un merveilleux exemple de ce dont parlait le père dominicain dans son message du 9 janvier :
« Le recours à des usages dont on ne prend que l’enveloppe extérieure, sans tenir compte de leur enracinement. La première [manière] consiste à emprunter à des traditions « extérieures », par exemple au monde byzantin (…) sans se rendre compte, ou sans vouloir se rendre compte, que ces traditions particulières reposent sur des usages centenaires, et parfois millénaires, sur une histoire propre, un environnement que l’on délaisse. Pour le dire en une phrase, on prend le fruit mais on n’en garde que l’enveloppe, et le vrai suc échappe. A une époque où je les fréquentais assidûment, mes amis orthodoxes n’ont cessé de s’en affliger, pour nous catholiques plus que pour eux. »
C’est exactement ce qui se produit. On prend le mot staretz avec toute son aura mais la réalité est complètement déformée. Il suffirait de demander à nos frères orthodoxes ce qu’ils en pensent, je suis pratiquement sûr de leur réponse.