En réponse au message :
Bethléem : retour aux fondamentaux
Chère l’Anonyme , voilà que je « réagis » enfin à votre post du 17 janvier.
Vous parlez de votre souffrance en tant que non française, de votre sentiment de rejet. C’est vrai que Bethléem est très franco français, et était parfois même normand … du temps de sœur Marie.
Des sœurs … et des frères non français en ont souffert et c’était une souffrance qui n’était reconnue que par peu de responsables .
Sœur Marie , en outre, avait des idées très perso sur la nationalité des sœurs. Je me souviens d’une sœur belge, « pure » wallonne mais qui était toujours présentée comme flamande parce qu’elle était blonde et avait un teint clair. Une autre tout à fait française dont sœur marie avait décidé qu’elle était « juive grecque » Une autre encore qu’elle avait " baptisée" juive alors qu’elle ne l’était pas du tout..
Vous parlez de votre sentiment de rejet, et j’ai réalisé qu’on dépensait beaucoup, beaucoup d’énergie pour être accepté, pour « plaire » .. Des sœurs qu’on a fait attendre des années pour faire profession perpétuelle, sont parties 3 ou 5 ans plus tard . L’une ou l’autre me l’a confié et sœur Marie le voyait aussi parfois.
Et pour être accepté, il fallait renoncer à ce qu’on était pour « entrer dans le moule ».. Que d’énergie dépensée , pour parfois recevoir une pichenette de mépris de la prieure qui avait vu qu’on essayait mais cela nous était aussi reproché, que c’était compliqué !!
Vous évoquez votre perte d’identité, cela aussi je l’ai vécu même si je suis française. Il me semblait être devenue un morceau de sucre dilué dans un verre d’eau. C’est vrai aussi qu’il y a très peu de prieures non françaises même bien des années après une fondation que ce soit en Amérique du sud en Europe de l’Est ou ailleurs encore.