En réponse au message :
Bethléem : retour aux fondamentaux
Je présente d’abord mes excuses pour les fautes d’orthographe à la deuxième ligne de mon message : en général je dicte à l’ordinateur et j’ai dû oublier de corriger cela. Il faut évidemment lire : « … qui m’avaient un peu effrayé et dissuadé de poster … »
Dans la tradition monastique (ce n’est pas propre aux chartreux) on dira la même chose mais par les faits : Le jour d’un enterrement a les caractéristiques d’un jour de fête : on ne se met pas à genoux pour la liturgie, si c’était normalement un jour de jeûne, on rompt le jeûne et il y aura repas au réfectoire (ce qui arrive seulement les dimanches et solennités en chartreuse).
Pour autant cela ne veut pas dire que la « terre » ne soit pas présente : j’ai pu assister à des enterrements en chartreuse, cela impressionne toujours car le corps est mis en pleine terre, pas de cercueil, et une fois qu’il est descendu, le Prieur jette une pelletée de terre directement sur le corps. Ensuite il propose la même chose aux proches du défunt. Finalement la fosse est rebouchée en présence de la communauté qui chante pendant ce temps.
Le message est à la fois fort et discret. Il marque plus que des mots, on n’oublie pas. C’est peut-être pareil à Bethleem, je n’en sais rien, et au fond ça ne me surprendrait pas mais ce que je voudrais dire est au fond ceci :
Le fond commun me semble important. Est-ce qu’on n’en a pas un peu trop rajouté sur le particularisme à Bethleem ? Et si on ne cherche pas à détruire mais plutôt à essayer de sauver je me suis demandé (pensée ingénue sans doute) si les soeurs de Bethleem ne pourraient pas essayer de profiter de l’expérience de leurs soeurs de chartreuse.