En réponse au message :
Bethléem : retour aux fondamentaux
Au sujet de la confession à Bethléem.
La confession fréquente a toujours été très recommandée à Bethléem, et toujours en lien avec un discours très culpabilisant et infantilisant. Finalement, la confession JOURNALIÈRE a été instituée. Dans le monastère où j’étais il y avait un prêtre diocésain qui venait pour la messe tous les soirs avant Vêpres. Evidemment, j’ai d’abord pensé que c’était juste une « possibilité » qui était donnée, mais en fait il était vivement recommandé d’aller se confesser chaque soir. Recommandé par un discours ad hoc de la prieure au Chapitre du samedi. Je vous avoue qu’au début j’ai essayé. Pourquoi ? pour être bien perçue, être une « vraie sœur de Bethléem ». Pour la confession, on attendait son tour dans la chapelle. Du coup toutes les sœurs qui arrivaient pour la messe pouvaient voir « qui » attendait … Apres quelques temps j’ai cessé de me forcer d’aller à cette confession, car je constatais que c’était source de trouble et non de paix intérieure (cf. St Ignace). Mais j’ai été témoin du comportement hallucinant d’une sœur qui était complètement malade à l’idée de manquer sa confession journalière. Sur le moment, j’avais déjà la conviction que cette sœur développait un problème psychique et non spirituel. Maintenant que je suis sortie j’en suis encore plus persuadée. Quelle tristesse ! Cette sœur devenait malade psychique (pleurs, comportement angoissé -comme se ronger les ongles de manière compulsive- , regard fuyant, auto-accusation sur un ton dramatique au cours du Chapitre de coulpe), sous mes yeux, et en plus le contexte la poussait dans ce sens.