En réponse au message :
Bethléem : le témoignage de Victoire
J’avais compris.
Cependant l’appel à l’équilibre par la lecture d’un autre témoignage ne change rien du déséquilibre de fond dont beaucoup souffrent. Lire un témoignage différent ne rétablit donc aucunement l’équilibre. C’est même presque pire, car cela donne l’impression que rien n’est entendu de ce qui ne va pas. Or Dieu entend.
Il faut savoir tout de même que sr Marie invitait les sœurs à se demander « comment Marie prendrait sa douche ? » Tel quel. Elle leur demandait aussi de « mâcher quinze à vingt fois chaque bouchée » lors des repas. Et dans un enseignement sur le corps fait par une autre sœur, on peut lire que « la sensation de faim ou de non faim est souvent affective, qu’il ne faut pas trop s’y fier, mais se fier plutôt à notre poids ». Catéchèse reprise quelques années plus tard ainsi « on n’introduit pas dans sa bouche un nouvel aliment si nous n’avons pas fini la bouchée précédente. »
Bethléem, ce n’est tout de même pas l’école de l’Opéra.
Je reviens là-dessus car je ne vois pas bien ce que ces directives à caractère très obsessionnel et infantilisantes ont à voir avec l’Amour de Dieu. Nous devons savoir que, si tous ces actes doivent être faits dans l’obéissance, des sœurs s’accusent en coulpe de ce type d’actes, quand ils n’ont pas été accomplis. Et nous devons comprendre aussi que les demandes de permission pour tout s’expliquent pour les mêmes raisons.
Cela rend des personnes dépressives, folles ou décollées. L’amour du prochain exige que cela soit souligné. On peut lire que « pour être discipulable, Marie va me donner sa discipulation », mais sincèrement croyez-vous vraiment que Marie souhaite ce type de « discipulation » ? Ce n’est pas « vivre sur la terre comme au Ciel » que de se demander comment Marie prendrait sa douche. Et ce n’est pas chrétien que d’ignorer que des sœurs puissent pleurer pendant des années, sans se préoccuper sérieusement de ce dogmatisme qui vient toucher tous les instants de la vie quotidienne.