En réponse au message :
Étude linguistique de la réponse du frère Silouane
Il est tout à fait intéressant de se livrer à une brève étude linguistique de la réponse de frère Silouane.
Sa réponse brille d’abord par le nombre de qualificatifs employés. Les voici : trompeur, manipulé, déformante, malhonnête, déformés, tendancieuse, calculée, mensonger, honteux, malhonnête, ignoble, blessant, perfide, habile, inadmissible, infamant, mensonger, infondées.
En qualifiant de la sorte, le frère Silouane cherche clairement à disqualifier l’auteur des 48 pages. Cette volonté se repère aussi par des substantifs comme : pseudo statut, accusation, manipulation, théorie du complot, tyrannie, amalgame, fiction, interprétation, discrédit…
On retrouve aussi ce besoin d’éliminer tout questionnement et toute réponse, dans des verbes utilisés comme : occulte, manipule, conteste, prétendent, dénoncer, occulter, se garde bien de dire, faire du mal…
Il est pour le moins surprenant qu’un religieux et prieur de communauté, certainement tourné vers l’idéal divin de l’Evangile, puisqu’il fustige l’idéal humain de l’Evangile, alors que l’un et l’autre n’ont rien d’opposé au demeurant, dans l’idéal bien sûr, ait pu écrire de la sorte.
Frère Silouane, permettez-moi de vous poser des questions : une fois passée la colère que votre droit de réponse traduit, que reste-t-il de votre texte pour nourrir le lecteur autant divinement qu’humainement ? Et croyez-vous que Marie à laquelle votre communauté se réfère puisse accueillir avec joie une telle accumulation et escalade de vocabulaire chez un moine, et cela en si peu de lignes ?