En réponse au message :
Interview d’un moine chartreux
« Sœur Marie avait un fond de bon sens qui lui avait fait ressentir la difficulté, voire le danger, qu’il y avait à rester seuls. »
Si vous me permettez de reprendre principalement cette phrase, sœur Marie avait un fond de bon sens. C’est vrai. Et précisément pour la finalité qu’elle recherchait quant à Bethléem : fonder un grand ordre. C’était sans doute pour l’amour de Dieu. Mais aussi pour la vitrine, comme cela a été dit ailleurs : re-connaissance, pouvoir et folie des grandeurs qui ne se sont jamais démentis dans le développement de Bethléem.
Si on pense à l’étape ultime, à savoir le décret d’érection pontifical, il est d’ailleurs étonnant et paradoxal de lire dans le droit de réponse, en guise de justification - et entre autres choses - que « Bethléem n’est pas tombé comme un fruit mûr ».
Car cette motivation se retrouve jusque dans la séduction auprès d’évêques et de cardinaux pour obtenir cette reconnaissance. Cela a permis à Bethléem, non pas d’éviter de tomber dans le danger d’être seul (sinon, on n’en serait pas là !), mais bel et bien d’être toujours plus autonome vis-à-vis de l’Eglise… tout en fabriquant, par de beaux discours, une image extérieure et apparemment ecclésiale des plus solides.