En réponse au message :
Communauté de Bethléem : les révélations accablantes d’un ancien supérieur
Je ne trouve pas qu’on s’éloigne du sujet. C’est très intéressant de voir comment on essaye de se dépatouiller entre sainteté et déséquilibre psychologique. Je lance une hypothèse : Et si le problème n’était pas de savoir faire la différence (entre sainteté et déséquilibre) mais de ne pas parvenir à les concilier ? Qu’est-ce que le déséquilibre et qu’est-ce que la sainteté ? Et si Marthe était effectivement une femme malade, hystérique, névrosée ou autres problèmes (qu’on rencontre du reste souvent dans les personnalités de saints analysées d’un point de vue psychologique) et une sainte aussi ? Et si la folie humaine laissait la place autant à la Grâce de s’infiltrer dans les blessures qu’à l’action du Démon et que ces gens étaient plus que d’autres le lieu d’une bataille entre ténèbres et lumière ? Et si le problème venait d’avantage encore du regard que les autres ont sur ces gens : ils entrent dans leur jeu narcissique et mégalomane, voient ces gens comme des saints (en confondant sainteté et perfection), occultent volontairement le côté malade et, se faisant, enfoncent ces saints dans leur maladie ou leur folie, jusqu’à en faire parfois des monstres et plus du tout des saints ? Parce que nous sommes immature et avons besoin de figures sans failles qui nous guident, comme l’enfant qui idéalise ses parents et vit dans un monde dichotomique entre les gentils et les méchants…Arrêtons tout d’abords de croire que la sainteté équivaut à la perfection, n’est-ce pas ? Elle est l’Esprit Saint qui passe à travers les blessures ET cela ne doit pas empêcher la recherche de clairvoyance des jeux inconscients pour aller vers la guérison et devenir de sains saints. Mais sur ce plan là, l’Église a une grande et grave longueur de retard. Qu’en pensez-vous ? (Macha Chmakoff dans « le divin et le divan » ouvre la voie)