En réponse au message :
Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise
1) Un procès d’intention, ou jugement téméraire, est une faute morale condamnée par l’Eglise (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n°2477) : cela consiste à prêter des fausses intentions à ses prochains, ou plus précisément à « admettre comme vrai, même tacitement, sans fondement suffisant, un défaut moral chez le prochain. »
Il ne me semble pas que cela soit notre cas, puisque nous nous bornons à donner des faits. Si ces choix trahissent un comportement immoral de la part de certains dirigeants de l’Eglise, ce n’est quand même pas de notre faute.
Par contre, lorsque vous dites : « On peut comprendre que certains soient déçus que ce ne soit pas le cas, qu’il aient l’impression de n’avoir pas été entendus et qu’on n’a pas tenu compte de leurs lettres de dénonciation. Comme si l’empire du mensonge continuait à s’étendre et à gagner toute l’Église. », là vous faites un procès d’intention.
C’est une manière bien peu élégante de faire retomber le problème, encore une fois, sur les victimes : « Ah les pauvres… ils râlent, mais vous comprenez, ils sont déçus… On ne peut rien pour…Il faut qu’ils pardonnent ! »
C’est d’ailleurs ce que font les supérieurs de la Légion du Christ, aujourd’hui, avec un cynisme effrayant : http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/a-la-source/a-la-source-espionnage,-legionnaires-du-christ-et-l-actu-de-la-semaine/00083453
Nous demandons la justice, et on nous répond qu’il faut pardonner. C’est trop facile. Et c’est d’ailleurs complètement immoral. Tant que le mal n’a pas été contraint par la justice à faire réparation, il continue à se propager. Toute conversion passe par la justice, et la vérité.
Dans l’affaire des légionnaires : on est encore dans le mensonge et l’iniquité. La justice n’a pas été faite. Nous en sommes hélas désolés.
2) Qu’une distinction entre la grâce charismatique et la grâce sanctifiante existe, soit. Ce que nous disons, c’est que les séparer n’est pas concevable. Non : Dieu n’a jamais appelé un pervers sexuel pour fonder une communauté chargé de travailler avec les jeunes.
« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Matthieu 7.22-23