En réponse au message :
Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise
Personne n’a jamais dit que les membres de la Légion sont tous des fous furieux écumants, mais qu’ils ont adopté, malgré eux, des mécanismes anti-évangéliques… qui a biaisé leur discernement, biaisé leur propre engagement, baisé leur liberté.
Le propre des sectes, c’est justement de détourner les énergies des bons pour servir une mauvaise cause. Ainsi, cela peut sembler paradoxal, mais dans une secte, la dimension pathogène est proportionnelle à la générosité de ses membres.
Du reste, dans une structure sectaire, il y a différents degrés. Généralement les gourous choisissent pour s’entourer les membres les plus fanatiques, qui sont prêts à tuer père et mère pour le règne du Christ.
Ainsi, dans une communauté sectaire, alors que des supérieurs véreux et manipulateurs dirigent, le reste des troupes travaille, souvent avec dévouement et générosité, à donner au monde l’apparence que la communauté est saine. C’est un système redoutable et pervers.
Il y a d’autre part des mauvais fruits qui ne sont pas immédiatement visibles, et encore une fois, il ne faut pas être dupe des apparences : c’est peut-être rutilant et beau, mais cela n’est pas toujours BON. Une spiritualité peut sembler belle parce qu’elle vous met dans des états seconds et vous donne l’impression de sentir la grâce pulser en vous : cependant, le Christ nous met en garde très clairement dans l’Evangile (Mt 7, 21-23) sur ces fausses spiritualités qui emprisonnent l’homme dans une auto-contemplation narcissique recouverte d’un vernis de catholicité.
Parfois, le mal caché vient simplement du fait qu’il produit des frustrations chez les prêtres ; des désordres psycho-affectifs ; une vision aliénante du salut, qui dépendrait de l’homme plus que de Dieu.