En réponse au message :
Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise
Dire : « Maciel et ses collaborateurs m’ont trompé donc je ne fais plus confiance à l’Église », ce n’est pas de Dieu.
Maciel et ses collaborateurs ont aussi trompé l’Église. Les prélats qui n’ont pas accueilli les lettres de dénonciation sont aussi des victimes des mensonges de Maciel. Et si certains prélats savaient, cela fait d’eux des complices à qui l’on devra demander des comptes, mais cela ne fait pas de l’Église dans son ensemble une chose monstrueuse en laquelle il ne faudrait plus avoir confiance.
C’est sans doute un des reproches que l’on peut faire au système pervers mis en place par Maciel pour tromper tout le monde, c’est qu’il a fait perdre toute confiance en l’Église aux membres de sa communauté qui se rendent compte que leur confiance a été trompée. Chat échaudé craint l’eau froide.
On en a un dans ma communauté qui est passé par là, et Dieu merci il s’en sort à présent. Ne croyez pas que je ne connais rien à l’affaire.
Je suis d’accord que le cas Maciel est un cas d’école, qu’il faut bien étudier avec un grand souci d’établir la vérité, parce que sa gravité dépasse sans doute tout ce qui a pu exister auparavant. C’était tellement énorme qu’il était difficile de croire que c’était vrai. Et même aujourd’hui, la lumière étant faite, ça reste tout bonnement incroyable… mais hélas vrai.
Mais ce n’est pas une raison 1. pour perdre confiance en l’Église. 2. Pour ne pas tenter de sauver une partie de l’œuvre, puisque sauf à dire que tout le monde était complice, ce n’était pas une « structure de péché » entièrement organisée pour nuire, mais une communauté religieuse où il pouvait aussi se faire du bien — autrement elle n’aurait pas attiré à elle tant d’âme généreuses qui ont été trompées par la fausse sainteté de la tête.
Autrement, allez-vous dire : Jean-Paul II n’a rien dit, rien fait. Donc l’Église qui vient de le canoniser s’est trompée… ? Et mettre Jean-Paul II, et toute l’Église avec dans le même sac. Pour le coup, ce serait vraiment faire plaisir au diable qui n’en demande pas tant, et blesser gravement le cœur du Christ en n’aimant pas son épouse.
À un moment donné, il faut tout de même reconnaître qu’il a trompé tout le monde, et que tout le monde n’était pas complice, mais plutôt trompé et victime.