En réponse au message :
Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise
« Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. » Gal 5, 17-21
Le bien que Dieu arrive à tirer d’un mal est toujours extérieur au mal lui-même : Judas a été à ses dépens l’instrument du mal dont Dieu s’est servi pour accomplir sa mission salvatrice. Mais il est parti se pendre. Et les paroles du Christ à son égard sont terribles…
C’est pourquoi, je ne crois pas que le bien que Dieu peut tirer d’une congrégation fondée par un pervers puisse être dans la congrégation elle-même, mais dans les leçons que l’Eglise entière peut tirer de cette histoire : une plus grande humilité, une meilleur compréhension de ses propres fragilités, un regard plus affûté sur la manipulation et la séduction, un regard qui va au-delà des apparences, un rejet de toute forme de fanatisme…
Chercher à sauver une congrégation déglinguée parce qu’elle a su capter dans ses filets pleins de jeunes… c’est cautionner et encourager le mal. Pas le transformer en un plus grand bien.