En réponse au message :
Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise
Que Dieu sache tirer un bien d’un mal, c’est une vérité de foi. Mais il n’ « utilise » jamais un mal pour un bien plus grand.
D’autre part, le discernement n’appartient pas qu’aux dirigeants de l’Eglise. C’est précisément la leçon à tirer de toute cette tragédie : ce qui a permis à Maciel et à d’autres fondateurs pervers d’agir en quasi impunité pendant des décennies, c’est le manque de courage de ceux qui savaient, et n’ont rien fait, ou ont préféré protéger leur petite carrière plutôt que de se battre pour dénoncer l’iniquité.
Quand on dit : « Faisons confiance aux gens que Dieu a choisi pour gouverner l’Eglise », on justifie le retrait de notre propre responsabilité prophétique. Et le démon se frotte les mains, croyez moi !
Car - et c’est aussi ce que l’affaire Maciel a démontré - les gourous pervers se couvrent en construisant des réseaux d’amitiés dans la hiérarchie. Ils arrosent de cadeaux la curie, jouent aux saints, défilent à Rome avec leurs troupes pour susciter l’admiration des congrégations vaticanes…
S’instaure alors une relation perverse puisque les instances chargées de surveiller ces groupes se mettent à les protéger et à les encourager.
L’beure n’est plus à la confiance naïve - qui a fait trop de dégâts - mais à la responsabilité de tous les membres du peuple de Dieu !
P. Jacques