En réponse au message :
Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise
Je confirme absolument ce que vous dîtes.
La présence de la grâce sanctifiante chez la personne du fondateur est un fondement sur lequel l’Eglise s’est toujours appuyée pour reconnaitre une authentique grâce charismatique.
Ce n’est pas un hasard si l’Eglise s’efforce de canoniser les fondateurs de communautés religieuses : en effet, en reconnaissant leur sainteté de vie, elle reconnait aussi que leur œuvre est saine. (Il peut hélas aussi arriver que certains procès de canonisation aient été biaisés par des influences excessives, mais c’est un autre débat).
Que cette distinction existe, certes. Mais qu’on en profite pour justifier que les deux grâces peuvent se passer l’une de l’autre, c’est une aberration théologique.
Ce que dit Charles-Henry est, je crois, très juste : séparer les deux revient à assumer que Dieu non seulement « accepte » le mal, mais qu’il « l’utilise ». Or, si la morale nous enjoint de ne pas faire le mal pour un bien (sauf cas du moindre mal et du double effet, et selon certaines conditions précises), je ne vois pas pourquoi il en serait autrement pour Dieu ?
La signature de Dieu, c’est la sainteté de son fondateur. Un fondateur pervers, je suis désolé, mais cela n’a aucun sens.
Bien sûr, un fondateur peut avoir commis des péchés de jeunesse, comme tout le monde. Mais un type qui fonde une congrégation juste pour satisfaire son esprit lubrique et pervers… ne peut absolument pas avoir la moindre grâce charismatique.
P. Jacques