Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise : Poster un message

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Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise

Le mercredi 4 juin 2014

C’est l’inverse qui est vrai : il faut exercer un discernement.

Il ne suffit pas qu’un fondateur soit saint pour que sa fondation soit bonne. Il ne suffit pas d’être saint pour être fondateur : encore faut-il avoir reçu un CHARISME de fondation. Et un charisme, ce n’est pas une grâce sanctifiante.

Inversement, il ne suffit pas qu’un fondateur soit pécheur pour que sa fondation soit mauvaise. Il se peut qu’elle le soit, mais ce n’est pas automatique, et donc cela ne dispense pas d’un jugement, bien au contraire.

Car DIEU est assez puissant pour faire le bien malgré la malice des hommes. C’est même son mode habituel d’exercer la providence, car figurez-vous toute l’humanité est pécheresse, et pourtant Dieu la conduit là où il veut. Il veut le bien et ne veut pas le mal, mais s’il permet le mal c’est parce qu’il peut en tirer un bien plus grand ou éviter un mal plus grand. Dieu seul peut changer un mal en bien.

Dieu est assez grand pour utiliser même un pécheur pour faire une œuvre bonne. Parce que ce n’est pas l’œuvre de ce pécheur, mais l’œuvre de Dieu, pour laquelle ce pécheur n’est qu’un instrument.

C’est le même cas de figure que pour les sacrements : un prêtre même pécheur vous donne la sainte Eucharistie. En le faisant, cela peut même entraîner sa perte (célébration indigne), tandis qu’il vous procure le salut . Parce que ce n’est pas sa sainteté à lui qu’il vous communique dans le sacrement, mais la sainteté de Dieu.

Dieu est plus grand que la malice des hommes. Même le mal peut entrer dans son dessein éternel de salut. Non pas en tant que mal, mais en tant qu’instrument malgré lui.

Ainsi, Cyrus quoique empereur païen a été comme un « messie », car il a renvoyé Israël en Terre sainte. Ou encore le grand-prêtre qui dit « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour tout le peuple » a été prophète en le disant, sans le savoir ni le vouloir. Non pas à raison de son intention qui est mauvaise (faire périr le messie) mais parce que cette mort entre dans un dessein de salut dont Dieu a la clef. Quand Judas livre Jésus, ou quand le Père livre son Fils, c’est dans les deux cas une livraison et dans les deux cas une conduite à la mort. Mais ce n’est pas le même acte : péché pour Judas, et dessein de salut pour Dieu.

Il faut donc faire preuve de sagesse et de discernement.

L’œuvre de discernement consiste alors à voir grâce à la lumière de la foi et avec la vertu de prudence la part de Dieu qui subsiste dans une fondation, malgré le poison qu’un fondateur pécheur a pu instiller.

Le corps peut être malade, mais pas nécessairement entièrement malsain. S’il est entièrement mauvais, c’est certain qu’il faut le dissoudre. Mais ce n’est pas automatique, ce n’est pas couru d’avance. Il faut l’évaluer. Il faut faire preuve de discernement, et ce n’est pas simple je vous l’accorde.

Mais de grâce, faisons confiance à ceux à qui l’Église a confié la charge d’exercer ce discernement. Faisons confiance à l’Église qui leur a confié cette charge, qui n’est pas la nôtre.

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