En réponse au message :
Le Vatican reconnait qu’il y a d’autres Maciel dans l’Eglise
Cette distinction théologique ne permet pas de déduire que sans l’une des grâces, l’autre est encore possible. D’une façon générale, même, il semble que la grâce charismatique ait besoin de la grâce sanctifiante, comme les feuilles ont besoin de l’arbre.
Il est vrai que l’Évangile évoque le fait que les deux peuvent être disjoints (« Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Mt 7, 22-23) mais c’est ce qu’affirment certains, pas le Christ, justement.
Pour lui, une œuvre fondée par des gens qui ne sont pas en état de grâce a-t-elle la moindre valeur ?
Le problème, c’est qu’en usant de cette distinction, on fait reposer la faute sur le Bon Dieu : Est-ce que Dieu peut choisir un violeur d’enfants pour fonder une congrégation travaillant auprès d’enfants ?
Une telle idée est révoltante.
Charles-Henry