En réponse au message :
De Paolis pose la Légion en victime et dénigre ceux qui ont quitté ses rangs
Si la vérité conduit à la désespérance, c’est un problème. Il me semble que pour s’indigner il faut croire à et défendre quelque chose. Ne serait-ce que la dignité humaine, en l’occurrence.
Le premier jeu du pervers est d’enfermer la victime dans le silence et de transformer la violence en auto-destruction. Si s’indigner c’est quitter l’Église, cela veut dire alors que l’Église serait intrinsèquement perverse et que néanmoins lui rester fidèle au nom de la paix et de l’amour serait préférable à désirer la vérité et le bien. Je questionnerais alors la foi de celui qui avance cela : est-ce un attachement à une institution ou la foi que son fondement est et ne peut être que dans le Christ, vérité et amour ? Au nom de la paix et de l’amour, l’attention est sur la victime qui est violentée. L’Église a lancé beaucoup d’anathèmes par le passé. Était-ce par manque de charité ? Des saints ont eu des mots très durs sur les pasteurs, oublierait-on leurs paroles salutaires ? L’amour n’est-il réservé qu’aux puissants, fussent-ils bourreaux, et prissent-ils le bel habit de l’Épouse immaculée ? La désespérance n’est-elle pas dans la résignation, fût-elle sous le prétexte de l’amour ? Il y a une vérité sans amour qui consiste à asséner des vérités au prix de vies, de libertés, et d’attention aux personnes, chose que ces personnes et mouvements qui nous accusent de les pointer savent si bien faire. Etienne Michel