En réponse au message :
De Paolis pose la Légion en victime et dénigre ceux qui ont quitté ses rangs
Cher Xavier,
Tout cela est vraiement désolant, voire inquiétant. Mais je ne veux pas désespérer de l’Eglise, même si je ne suis pas naïf.
Comparaison n’est pas raison, mais en lisant le beau livre de Yves Hamant sur le père Alexandre Men, je me disais qu’il lui en a fallu de l’espérance dans la continuité face au régime communiste. Et il a peine pu voir de son vivant la chute du mur. Certes ici le combat semble interne à l’Eglise et non externe, mais siant François a connu, avec de nombreux saints la m^me situtation interne désolante.
Je redonne ci joint le texte de Bernanos Frère Martin, qui s’adresse à Luther.
"Amour et vérité se rencontrent. justice et paix s’embrassent" dit le Psaume 85.
Il faut continuer de se battre dans la confiance dans le Christ
Un mot de Thérèse d’Avilla :" La vérité patît, mais ne meurt pas"
Amitié
Bertrand Souchard
« Je me méfie de mon indignation, de ma révolte, l’indignation n’a jamais racheté personne, mais elle a probablement perdu beaucoup d’âmes … Qui désespère de l’Eglise, c’est curieux, risque tôt ou tard de désespérer de l’homme. … On ne réforme pas l’Eglise par des moyens ordinaires. On ne réforme l’Eglise qu’en souffrant pour elle. … Il est possible que saint François d’Assise n’ait pas été moins révolté que Luther par la débauche et la simonie des prélats. Mais il n’a pas défié l’iniquité, il n’a pas tenté de lui faire front, il s’est jeté dans la pauvreté … L’Eglise n’a pas besoin de réformateurs, mais de saints. … « Mon fils Martin, (dit la douce voix du Très-Haut) j’ai mis en toi cette amertume, prends garde ! C’est avec moi, par moi, en moi que tu souffres du misérable état de mon Eglise, ne va pas te prévaloir de cette souffrance devant moi … Pense à mon apôtre Paul, que tu aimes tant. C’était, lui aussi, un homme charnel, violent, téméraire et raisonneur. Comme il a fallu déraidir et assouplir son âme. … « Va, (dit le Seigneur à Ananie), car il (Paul) est un instrument que je me suis choisi, je lui montrerai combien il lui faudra souffrir pour moi. » Dès le commencement, mon Eglise a été ce qu’elle est encore, ce qu’elle sera jusqu’au denier jour, le scandale des esprits forts, la déception des esprits faibles, l’épreuve et la consolation des âmes intérieures, qui n’y cherchent que moi. » »